27.04.2020

_ENGLISH VERSION OF THE TEXT BELOW_

Comme toutes les belles histoires, l’histoire de la revue lorem_ipsum a un début et une fin. Je ne sais pas vraiment pourquoi ni comment ça a commencé mais ça m’a pris d’un coup, un beau jour d’automne 2013. Certains trucs de ma vie d’avant me manquaient, je suppose. J’étais en Asie depuis trois ans, j’ai dû ressentir le besoin de me reconnecter à la vie culturelle, de faire de nouveau partie d’un projet. L’idée d’une revue s’est imposée d’elle-même : j’en avais déjà créé plusieurs et internet me permettait de tout faire de chez moi, sans budget ni équipe. 


Toute cette affaire m’a excité comme une puce : en fin de journée j’avais le nom, le concept, le logo, la charte graphique et l’architecture du site ! J’adore quand ça se passe comme ça, quand ton cerveau chauffe, assemble d’un coup toutes les pièces du puzzle, et qu’à partir de rien le matin tu te retrouves avec quelque chose le soir, que tu ne savais même pas que tu allais fabriquer en te levant....

24.04.2020

(Pour raisons techniques, la lecture de ce texte n'a pas pu être optimisée pour mobile, je vous invite donc à ne le lire que sur ordinateur ou tablette.)

je savais je ne savais que trop qu’il se trouvait qu’il y avait
des êtres en marche à l’intérieur du sol
prêts à ravaler le présent que nous leur avions dérobé
leurs testaments trahis recomposés
à la surface du sable à la surface du verre
il suffisait pour voir de croire de vouloir
il suffisait de chercher tu seras une maison tu abriteras les maux du monde

ou peut-être que la terre était plate et que
peut-être qu’ils vivaient sens dessus dessous comme nous
comme nous

ou peut-être à force de gratter tout finira
peut-être qu’il n’y avait pas de terre du tout que nous 
que nous n’étions qu’une expérience innommable
cobayes d’un architecte dépravé tout finira par s’effriter

il y avait tant de preuves informelles il suffisait de il suffit de gratter
de décortiquer l’intertexte
pour entrevoir que derrière chaque séisme
un mécanisme était dissim...

09.04.2020

Être végétarien ou végane implique souvent de se faire troller pour rien. Je ne parle pas des militants, mais de la majorité silencieuse qui a simplement modifié ses habitudes alimentaires sans pour autant faire la morale aux autres, et qui se voit pourtant jeter à la figure, par des gens à qui elle n’a rien demandé, des tas d’arguments fallacieux censés lui démontrer que ses choix sont erronés.

J’avais déjà abordé il y a longtemps l’argument de « c’est pas naturel ». Un ami a récemment eu la gentillesse de rappeler à ma mémoire l’argument des plantes qui souffrent. Autrement dit, puisque les plantes souffrent aussi, à quoi bon ne pas manger les animaux ? Cela pourrait être pertinent s’il était établi que les plantes souffrent, mais est-ce le cas ? Nous n’avons qu’un seul et unique moyen de le savoir : la recherche scientifique. Si vous pensez que ce genre de trucs peut être déterminé par vos « intuitions », les « énergies » que vous pensez percevoir ou la « sagesse » des peuples aborig...

03.04.2020

Un peu de douceur dans le confinement, puisque vous avez le temps.

17 minutes, le chant d'une sirène, le temps d'une berceuse.

« Lorelei », par Jean-Sully Ledermann et Shaomi. 

Nouvel extrait de l'album de poésie sonore « Étanchéité ».

Disponible en téléchargement chic et pas cher sur Bandcamp.

N'hésitez pas à partager si ça vous rassure !

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