08.01.2017

On a tendance, lorsque l'on construit un récit, à vouloir gagner en complexité. On ne veut pas écrire « le film dont le scénario tient sur le ticket de la séance ». Par exemple, l’archétypal film français : « homme rencontre femme / séduction / sexe et bonheur / tensions puis engueulade / séparation / errance et solitude / retrouvailles / réconciliation ou séparation définitive / fin / vous m'avez soûlé deux heures pour rien ». Comment a-t-on réussi à nous vendre cette même connerie encore et encore, pendant tant d'années ? Bon, c'est ça ou le film d'action à la Besson (voir à ce sujet le fabuleux sketch de Mozinor).

Donc du coup soit on se laisse totalement aller à la poésie, façon Gao Xingjian (je suis en train de lire La montagne de l'âme, c'est magnifique mais il n'y a pas l'ombre d'une trame scénaristique), soit on cherche à bâtir un récit solide. L'exercice de la poésie est casse-gueule : il faut vraiment un certain talent pour raconter quelque chose tout en ne...

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